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La Tâque 2009

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No 38

Avril 2009

La Tâque

Le Bouquetin, Seigneur des cîmes

SOMMAIRE
Editorial Paul André Perret
Le bouquetin Jean-Pierre Meylan
Le Rocher de onze heures
The 11 o’clock Rock
Lucienne Fontannaz
(Texte recueilli par P. Besuchet)
Das Herz Auteur inconnu
(Texte recueilli par H. Ludwig)
Petit lexique vaudois VII Jean-Pierre Meylan
Quelques réflexions… Le Caviste
Pour rire L’Appenzellois
Recette de la raisinée Auteur inconnu
(recette choisie par J.-P. Meylan)
Tu seras un homme mon fils Kipling
 

EDITORIAL


L’année 2009 a débuté en fanfare (au propre et au figuré) avec l’excellente prestation de la Fanfare de Gryon lors de notre traditionnel apéro du Nouvel An sur la Place de Barboleuse (vin chaud), à côté de la patinoire. Cette fois encore, nous avons eu une fréquentation particulièrement élevée lors de cette manifestation toujours très appréciée. Le temps magnifique, assorti d’une neige en abondance, n’était pas étranger à cette réussite.

Dès la fin janvier, le comité s’est réuni à deux reprises pour, d’une part, procéder à une redistribution des fonctions de ses membres suite au changement de présidence et, d’autre part, pour initier une réflexion sur les orientations à donner à l’association dans les mois et les années à venir. Je présenterai un résumé de ces pistes lors de l’Assemblée Générale (AG).

Après avoir bouclé des comptes au 30 juin depuis la création de notre association, nous avons mis « en service » notre nouvelle année comptable, à savoir du 1 janvier au 31 décembre 2009 afin de la faire coïncider avec l’année de référence pour la rentrée des cotisations. Ce changement impliquera à l’avenir, et dès cette année, un déplacement l’AG à la fin avril.

Enfin, nous avons introduit pour la première fois dans cette édition de la Tâque des petits textes traduits en anglais et en allemand pour nos lecteurs non francophones.
Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne lecture de notre journal!

P.A. Perret, Président

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LE BOUQUETIN

SEIGNEUR DES CÎMES


Combien d’entre vous se souviennent du parc des Bouquetins de Bretaye ? J’y pensais en prenant le sentier qui part de la station du BVB, et qui longe l’ancien parc, dont on voit encore un ou deux pitons. J’avais à l’époque 7 ou 8 ans, et j’étais ébahi par la puissance de cet animal. Plus tard, il m’est arrivé de le fréquenter, en tout bien tout honneur, lors de mes balades à la réserve de la Pierreuse. Or, il y a un pair de temps, sous les Rochers du Van, j’ai à nouveau ressenti cette puissance, en présence à 20 ou 30 mètres maximum, d’un magnifique mâle, qui debout sur un becquet, me narguait. Il n’était pas inquiet, et j’ai pu l’admirer une dizaine de minutes, avant que d’un bond élégant, il s’enfuie rejoindre la harde. Bien évidemment, pour une fois je n’avais pas mon appareil photo. Piqué au vif, je me suis décidé à vous faire partager mon admiration, pour cet animal emblème typique de nos Alpes, et qui faillit disparaître sous le feu des braconniers et des chasseurs. Je me suis donc intéressé de plus près à ce symbole du canton des Grisons.


Description

Impossible à confondre avec un autre animal de nos Alpes, le bouquetin est un ongulé, au corps massif, puissant et trapu, campé sur des membres robustes. Les cornes annelées, en forme de sabre du bouc, trophée envié de nombreux chasseurs, sont particulièrement impressionnantes et peuvent atteindre une longueur d’un mètre et peser près de six kilos. Celles de l’étagne (femelle) sont plus petites, pourvues d’annelures moins saillantes ne dépassent généralement guère plus de vingt-cinq centimètres ce qui, avec sa taille nettement plus réduite, et l’absence de barbichette, les distinguent nettement des mâles. La couleur de la fourrure change au fil des saisons, surtout chez les boucs. Délavé au printemps, brun foncé vers le début de l’hiver, elle est presque noirâtre chez le vieux sujet. Durant la saison hivernale, les bouquetins portent une toison épaisse qui, avec leur accroissement pondéral, les rends particulièrement massifs.


Habitat

Le bouquetin des Alpes (c.I. Ibex) se cantonne essentiellement aux étages alpin et nival, préférant les pentes escarpées, accidentées et rocheuses. A la belle saison, il peut monter jusqu’à 3500 m d’altitude. Contrairement au chamois, qui parfois partage son domaine, il n’est absolument pas forestier. Le bouquetin est un animal sédentaire, qui n’effectue que des déplacements altitudinaux, généralement motivés par la recherche de nourriture.


Biologie

Le bouquetin est rupicole, extraordinairement adapté à son milieu, bien plus encore que le chamois. L’anatomie et la musculature de ses membres, ainsi que l’élasticité de ses sabots, lui permettent de franchir des vires ou des dalles rocheuses ou aucune créature n’oserait s’aventurer. C’est un animal attiré irrésistiblement par un sol dur et qui, tant que faire se peut, évite la terre molle et la neige fondante où il se sent peu à l’aise.
Les bouquetins sont des animaux grégaires, peu territoriaux, dont les sexes, en dehors de l’époque du rut, vivent en hardes séparées. Celles –ci sont généralement constituées de cinq à dix individus, mais peuvent parfois en réunir une cinquantaine, voire beaucoup plus dans des régions fortement peuplées. Durant la belle saison, les mâles mènent entre eux une vie relativement paisible, rarement entrecoupée de heurts comme au temps du rut. Exclusivement diurnes, les bouquetins passent ainsi une bonne partie de la matinée à se nourrir, l’après-midi étant généralement consacré au repos et à la digestion.


Au fil des saisons

L’été, pâtures, siestes et jeux constituent l’essentiel des activités des bouquetins durant la saison estivales. Ils sont déjà levés lorsque le soleil apparaît. Tout en pâturant, ils s’élèvent et on peut les apercevoir à 3000 mètres d’altitude. Les boucs montent plus haut et les femelles, accompagnées des cabris qui viennent de naître, des éterlons et des éterles, jeunes bouquetins de l’année précédente, restent plus bas. Mais, selon le site il peut arriver que ce soit l’inverse. Là, ils s’installent pour une longue sieste, dans un endroit sec, qui domine le terrain en contrebas, permettant ainsi sa surveillance. Dans la soirée, ils descendent en gambadant vers des pâturages où ils broutent durant deux ou trois heures avant de sommeiller.
L’automne, le pelage s’épaissi et fonce jusqu’à prendre une couleur brun-chocolat tirant sur le noir. En pleine force, repus après trois mois de repas assidu, le bouquetin semble dominer la montagne, et s’affirme comme le maître des lieux.
C’est la période du rut, qui commence à mi-novembre jusqu’à fin janvier. C’est le seul moment de l’année où les les hardes de boucs et de femelles se rejoignent. Pendant ces parades nuptiales, les boucs passent d’un groupe de femelles à un autre, les jeunes mâles cèdent souvent la place aux plus âgés. Entre les vieux boucs, il y a parfois des affrontements sévères, mais, plus intelligents que les hommes, chacun sait où et sa place dans la hiérarchie, construite lors de joutes spectaculaires tout au long de l’été. Qui n’a pas assisté à ces duels, ne se rend pas compte de la puissance de ces paquets de muscles, dressés sur leurs pattes arrières, et s’élançant l’un contre l’autre, cornes contre cornes, front contre front dans un fracas qui rompt le silence de la montagne. Ce combat reprend, et quand l’un des mâles se soumet, il rompt le combat, avant d’être blessé.

L’hiver, le bouquetin reste dans les falaises exposées au sud, donc bien ensoleillées, ou sur des crêtes déneigées par le vent. Là, il trouve des touffes d’herbe sèche ou du lichen dont il se contente, car il peut vivre sur sa réserve de graisse. S’il se déplace, il évite de traverser des couloirs où la neige est abondante, redoutant de s’enfoncer et de risquer l’épuisement.

En cette saison hivernale, les hardes ne sont pas accessibles. C’est une période de tranquillité très importante dans la vie d’un bouquetin. C’est le moment où les étagnes fécondées sont en pleine gestation.
Au printemps, lorsque la neige commence à fondre, les bouquetins affamés descendent vers les vallées, pour se gaver des nouvelles pousses, au grand dam de certains agriculteurs ou forestiers. Ils se débarrassent de leur pelage d’hiver en se grattant avec leurs longues cornes ou en se frottant contre les rochers ou les arbres. Début juin, les femelles s’isolent pour mettre bas, rarement deux. A leur naissance les cabris n’ont pas de cornes. A trois jours, ils grimpent au rocher et suivent leur mère. Après les avoir allaités durant une quinzaine de jours, les mères, avec leurs petits rejoignent la harde reconstituée. Celle-ci regroupe les étagnes, les jeunes des années précédentes, éterlons et éterles.

J’espère vous avoir donné l’envie d’en savoir plus sur ce Seigneur des cîmes.

Jean-Pierre Meylan


PS : Preuve de l’intelligence de ces animaux, ils pratiquent la régulation des naissances, lorsque la population dans laquelle ils vivent devient trop nombreuse par rapport aux ressources du milieu. Lors de la mise en place d’une nouvelle colonie, les étagnes mettent bas chaque année. Quand le groupe aura grandi, les naissances se feront à nouveau tous les deux années. "Chapeau les Capricornes".

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Le Rocher de onze heures


Lucienne Fontannaz est née vaudoise mais a passé sa vie à voyager à travers le monde pour finalement s’installer en Australie. C’est en découvrant l’importance des récits ancestraux pour les natifs de ce pays qu’elle a commencé à s’intéresser aux légendes vaudoises. Elle en a fait une livre « Alpes vaudoises – Nos légendes » dont est extrait le texte suivant et qu’elle a illustré de ces propres peintures surréalistes. Ces petites histoires inspirées des écrits d’Alfred Cérésole nous permettent à notre tour de plonger dans ce passé lointain qui renferme une expérience et des leçons de vie oh combien importantes et trop absentes de notre quotidien. Je vous laisse savourer ce qui suit.

Pierre Besuchet

Le Rocher de onze heures

Sur la rive gauche de l’Avançon, le familier Rocher de onze heures se dresse à pic. Bien visible lorsqu’on se trouve de l’autre côté de la vallée, entre le Chêne et les Posses, ce sommet a servi de cadran solaire aux habitants de la région et, en particulier, aux cuisinières, depuis toujours.

En patois, on le nommait le Scex (rocher) de Bouéta-Couaire, « bouéta-couaire » signifiant « mets cuire ».

Il tenait son nom du fait que, chaque jour, à onze heures, les rayons du soleil l’atteignaient. Le rocher renvoyait ainsi une lumière plus intense dans le village. Les ménagères abandonnaient leur tâche du moment – jardinage, fenaison ou regain, lessive, filage ou tissage, entretien de la maison, couture, repassage ou raccommodage.

Chacune se dirigeait alors vers sa cuisine pour y préparer le repas qui réunissait toute la famille.

The 11 o’clock Rock

On the left bank of the river Avançon, the familiar 11 o’clock Rock stands, rising steeply upwards. Very visible from the other side, of the valley, between Le Chêne and les Posses, its summit has always served as a sundial to the inhabitants of the region and, in particular, for the work of the housewives.

In patois, it was named the Scex (rock) of Bouéta-Couaire. (« Bouéta-Couaire » means « start to cook now »).

It got this name because each day, at 11 o’clock, the sun’s rays reached around its vertical face, causing the rock to throw back a more intense light upon the village. Those who were to cook would abandon their tasks of the moment-gardening, haymaking, washing, spinning or weaving, house cleaning, sewing, ironing or darning.

ach of them would then make their way towards the kitchen to prepare the meal which brought the whole family together each day.

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PETIT LEXIQUE VAUDOIS VII

Cancoire Hanneton. Accessoirement nom des habitants de Belmont /Lausanne
Pernette Coccinelle. Début de comptine enfantine
Jeune fille, p.ex. : « la bouèbe au Loyon est une bien jolie pernette »
Faragni Brulé
Nono (faire) Dormir
Nocette Petit morceau
Niousser Geindre
Nite Nitée, nichée
Nuque (grosse) Personnage important
Nian-Nian Pleurnichant, gentillet
Nifler Sentir, supporter
Niollu Etourdi, distrait
Moutz Ours, Bernois
Mitre Auge pour nourrir les cochons
Modzenet Petit veau
Moillette Petite gerbe

À suivre…

Jean-Pierre Meylan

Das Herz


Der Herr Professor Wunderlich,
ein ganz gescheiter Mann,
hält einen Vortrag über’s Herz
und wie man’s nennen kann.

Der Ausdruck „Herz“ der ist ganz falsch,
erklärt er weisheitsvoll.
Es ist eine Pumpe, und ich wünsch’
das man es „Pumpe“ nennen soll.

Es pumpt wie eine Pumpe pumpt
und dreht das Blut im Kreise,
drum wünscht es auch die Wissenschaft
dass man es „Pumpe“ heisse.

Die Schüler sitzen Kopf an Kopf
und lauschen sinnend seinem Wort.
Er aber erklärt die Pumpe nur,
und lässt das Herz ganz fort.

Da spricht ein junger Studio
mit lachendem Gesicht :
Ach lieber Herr Professor, nein,
so einfach ist die Sache nicht.

Wie klingt denn das wenn man verliebt
und fühlt ihr süsses Weh?
Kann man dann sagen:
Ach lieber Schatz, mir tut die Pumpe weh.
Ich drücke dich an meine Pumpe,
du pumpensüsse Maid.
Hörst du wie meine Pumpe nach dir schreit.

Das ist die wahre Liebe :
zwei Pumpen und ein Schlag.
Oder: Drum prüfe wer sich ewig bindet,
ob sich die Pump’ zur Pumpe findet.

Als der Student zu Ende sprach
die ganze Klasse lacht.
Der Herr Professor ist verwirrt,
das hat er nicht gedacht.

Ach lieber Herr, ich seh’ es wohl
Sie treiben mit mir Scherz.
Drum kehren wir zurück zu unserm alten Herz.

(Auteur inconnu)

Déniché par H. Ludwig pour nos amis germaniques

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TU SERAS UN HOMME MON FILS


« Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir.

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir.

Si tu peux être amant sans être fou d’amour

Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre

Et te sentant haï, sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre les paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,

Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,

Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois

Si tu peux aimer tous tes amis en frères,

Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître

Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,

Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu peux être bon, si tu sais être sage,

Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront ;

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Seront à tout jamais les esclaves soumis

Et ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire

Tu seras un homme mon fils »

(Kipling)

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QUELQUES REFLEXIONS
D’ICI ET D’AILLEURS

  • Dieu a fait l’Homme, la Femme se charge de le refaire.

  • Qui n’aime point le vin, ni le chant, ni les femmes, restera sot toute sa vie. (Martin Luther King)

  • Ecoutez beaucoup, afin de diminuer vos doutes ; soyez attentif à ce que vous dites, afin de ne rien dire de superflu ; alors, vous commettrez rarement des fautes. (Confucius)

  • Tous les jours que durera la Terre, semailles et moissons, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit, point ne cesseront.

  • La diplomatie est l’art de faire et dire les plus vilaines choses de la manière la plus élégante.

  • Subir n’est pas accepter, se taire n’est pas approuver, attendre n’est pas renoncer.

  • Un sens interdit, en somme c’est un sens autorisé, mais pris à l’envers. (Pierre Dac)

  • Tant va la cruche à l’eau, qu’elle se cas(s)e.

  • Une cave bien garnie, fait une maison prospère.

  • Les maris sont comme les melons, plus ils sont mûrs, meilleurs ils sont.

Le Caviste

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Pour rire…


Deux gaillards se trouvent sur le pont du Rhin à Bâle. Le premier a une lampe de poche avec lui. Il l’allume et la tient de manière à ce qu’elle lance un rayon de lumière vertical.
Il dit à son copain : « Je te donne cinquante francs si tu grimpes le long du rayon de lumière ». Alors le copain répond : « Tu te moques de moi, quand je serai à mi-chemin, tu vas l’éteindre ».


Un homme d’affaires invite un Appenzellois à manger au restaurant. Ils décident de manger du poisson. Alors arrive le garçon et place sur la table un plateau avec deux poissons dessus, un grand et un petit. L’homme d’affaires, courtois et poli, dit à l’Appenzellois : « S’il vous plaît, servez-vous d’abord ». Merci beaucoup », dit l’Appenzellois, et prend le grand poisson. L’homme d’affaires, un peu vexé quand même, s’adresse à l’Appenzellois : « Vous savez, Monsieur, quand je me sers en premier, je prends toujours le plus petit ». Et l’Appenzellois de répondre : « Mais qu’est-ce que vous vous plaignez, vous l’avez. »

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Comment préparer la vraie raisinée !


Broyer des pommes et des poires saines et mûres, les presser pour en extraire tout leur jus. Remplir aux trois quarts la chaudière à distiller, si celle-ci est en cuivre, ou alors une grosse bassine à confitures. Faire cuire doucement sur un feu de bois jusqu’à ce que le liquide soit réduit de moitié, puis rajouter du jus de fruits frais, et ceci chaque fois que le contenu de la chaudière diminue.

Au bout de 48 heures de cuisson ininterrompue, on obtient une quinzaine de litres d’un magnifique sirop épais et brun clair.
Ajouter alors 5 kg de gros sucre et cuire encore tout doucement pendant une heure. Laisser refroidir, puis mettre en bouteilles.


Gâteau à la raisinée


Foncer une plaque à gâteau de pâte brisée. Mélanger dans un pot 3 dl de crème, 2 œufs, une tasse de sucre, une cuillère à soupe de farine et une bonne rasade de raisinée. Remplir la plaque aux trois quarts et la glisser dans le four chauffé au préalable. Faire cuire 25 minutes et manger froid.

Historique: Bulletin La Tâque, avril 2008

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APRG - Association des propriétaires de résidences secondaires de Gryon et environs

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